On ne veut pas y penser, pourtant, la mode a un impact sur l’environnement. Il ne faut pas oublier que tout vient de la nature. Certes, les textiles ne poussent pas sur les arbres, mais certaines matières premières pour les fabriquer, oui. Or la mode est soumise à autant de contraintes de production que toutes les autres entreprises. Ce qui fait qu’elle prend autant à la nature que les autres industries. Surtout que la mode a la réputation d’être très éphémère. Les créateurs et toute l’équipe qui les suivent doivent produire le plus souvent possible, et innover le plus possible. Ces contraintes amènent forcément, à un moment ou à un autre, à une surconsommation.

Des produits tirés de la nature

Les textiles ont deux provenances : les textiles naturels et ceux synthétiques. Et contrairement au réflexe qu’on pourrait avoir, le naturel n’est pas exempt de vice. D’abord, parons des animaux. Tout le monde sait que la laine vient du mouton et le cuir de la vache. Pourtant, quand il s’agit d’en porter, tout le monde oublie. Hormis les questions de principe, obtenir de beaux morceaux de ces textiles nécessite de nourrir les bêtes en abondance, avec rajouts chimiques, pour que la laine brille par exemple. Les cultures des textiles végétales sont aussi peu reluisantes. Les demandes étant de plus en plus fortes, le cours naturel des choses ne suffit pas à produire suffisamment. Ensuite, après tout ceci, les vêtements consomment énormément d’eau au lavage. Même jusqu’au séchage, la mode gaspille. En général, du début à la fin, la mode est anti-environnementale.

Le fléau fast fashion

Le fast fashion, est en fait la conséquence des soldes. Les gens ne regardent plus à la dépense, ce qui conduit à la surconsommation. Les vendeurs savent qu’il leur faut un stock plus large qu’à l’accoutumée en période de soldes. De ce fait, les productions sont boostées autant que possible. Cela se traduit par plus de pesticide, plus de consommation d’eau, plus de bêtes tuées, etc. Les prix incroyablement bas valent-ils le sacrifice du seul endroit où nous pouvons vivre ?

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