Le volume des déchets électroniques n’arrête pas d’augmenter au fil des années. Leur non-recyclage provoque des conséquences catastrophiques sur l’environnement. La masse de déchets électroniques conçus a atteint les 44,7 millions de tonnes en 2016. Et ce chiffre ne risque pas de diminuer. Cela est surtout dû à la baisse des prix des ordinateurs, téléphones, télévisions, imprimantes, frigo, etc. Et vu que ces appareils sont devenus moins chers et que leur durée de vie régresse, les gens n’hésitent pas à les jeter pour en acheter un nouveau dispositif plus à la mode.

Le recyclage des déchets électroniques

Le grand problème actuellement est qu’un déchet électronique sur cinq est recyclé. Les restes sont donc soit enfouis, jetés dans les décharges ou encore incinérés. Pourtant, ce genre de geste pollue énormément l’environnement. Et selon le rapport de l’union internationale des communications établi par des experts, la masse de déchets augmentera de 17% d’ici deux ans. Cette progression est très alarmante et préoccupante. À part les impacts environnementaux, des répercussions sur l’économie sont aussi à envisager. En fait, tous les matériaux contenus dans ces déchets électroniques sont onéreux. L’évaluation est de 55 milliards d’euros. Il est donc primordial de trouver des solutions sur comment recycler les déchets électroniques.

Pourquoi les déchets électroniques sont-ils dangereux ?

Pour concevoir un ordinateur de 24 kg, les fabricants ont besoin d’au moins 240 kg de combustion, 1,5 tonne d’eau et aussi de 22 kg de produits chimiques. La création d’un modèle plus réduit requiert l’usage de 1,7 kilos d’énergie fossile et une barrette mémoire de 32 Mbit qui pèse environ 2 grammes. 72 grammes de produits chimiques, 1 m3 d’azote et 32 litres d’eau sont aussi nécessaires. Il faut savoir qu’une fois construit, un PC comporte du cyanure, du plomb et bien d’autres substances néfastes à l’environnement. Dans les écrans, nous retrouvons du strontium, du baryum et du zirconium. Ces éléments chimiques intégrés sont extrêmement dangereux et génèrent des risques sanitaires à l’homme en plus de la pollution propagée dans l’atmosphère. L’exposition au mercure et au plomb, même à faible taux, est toxique pour les femmes enceintes et les enfants.

Les ordinateurs sont de petites bombes écologiques, et cela depuis leur production. À vrai dire, d’après les statistiques du ministère du Travail, la plupart des salariés font face à des maladies professionnelles. En ce moment, un citoyen européen produit 14 kilos de déchets informatiques en un an. Les appareils électroniques usagés sont juste mis en décharge. D’autres dispositifs qui peuvent être encore réparés et réutilisés sont exportés dans les pays en voie de développement. Le recyclage des ordures informatiques reste très minime. Pourtant, lorsque les produits électroniques sont incinérés ou détruits, les métaux lourds sont libérés dans l’atmosphère. De ce fait, le mercure dégagé dans l’atmosphère va s’accumuler dans la chaîne alimentaire, surtout dans le poisson. L’incinération du PVC engendre des rejets de furanes et de dioxines. Pour limiter les risques provoqués par les déchets électroniques, la réparation et le recyclage des appareils restent la meilleure solution.

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