Il est difficile de se détacher d’un plaisir sucré. L’humanité en est devenue accro que les industriels s’en arrachent pour la conquérir. Pourtant, c’est un véritable élément destructeur pour l’organisme, puisqu’il est à l’origine de plusieurs maladies telles que le diabète par exemple. Le sucre constitue également un véritable fléau pour la planète. L’humanité produit près de 145 millions de tonnes de sucre par avec une augmentation de + 2 millions de tonnes par an selon l’évolution de la consommation. Si le sucre n’est pas bon pour la santé, il ne l’est pas également pour l’environnement.

D’où vient le sucre ?

Le sucre provient de deux plantes : la canne à sucre et de la betterave sucrière. 70 % de sucre que l’on trouve dans les grandes distributions proviennent de la canne à sucre, alors que sa culture nécessite une immense quantité d’eau. Pour avoir un bon rendement, les cultivateurs doivent donc mettre en place un système d’irrigation artificiel quand l’apport en eau est insuffisant. Avec la bonne température, la récolte peut s’effectuer après 9 ou 12 mois après la plantation. La tige est coupée, et la souche reste en terre pour avoir d’autres pousses. La plantation de canne à sucre nécessite beaucoup d’énergie. La récolte se fait à la main pour ne pas perdre aucun jus, même s’il est possible d’utiliser une machine.

Les conséquences du sucre sur l’environnement

Selon certaines études du WWF, les cannes à sucre favorisent l’érosion du sol. Cela peut s’étendre jusqu’à 5 à 6 millions d’hectares tous les ans. Avec le système d’irrigation, les cultivateurs sont obligés de dégrader la nature du sol. L’importante quantité d’eau dénature le sol et le fait perdre les nutriments qu’il contient au fil des années, il n’y a plus de matière organique dans le sol. Pour continuer la plantation, il faut utiliser des engrais chimiques qui coûtent cher et qui nuisent à l’environnement.

Une dégradation de l’habitat naturel

Plus de 15 pays du monde dédient 10 à 50 % de leurs sols à la production de sucre. Certains pays envisagent même d’agrandir leurs terres de plantation pour espérer avoir plus de rendement, sans penser que cela peut détruire le sol. Certaines zones sont défrichées alors qu’elles disposaient d’une importante biodiversité. La plantation de canne à sucre favorise la disparition de certaines espèces qui n’ont plus d’habitat naturel. La production de sucre crée également un dérèglement dans le processus hydrologique, ce qui augmente le phénomène d’érosion.

Une utilisation de produits chimiques indéniable

L’utilisation de pesticides est de mise pour gagner en rentabilité, surtout pour les plantations betterave sucrière. Pour protéger les plantes, il faut parfois une importante quantité d’herbicides, une importante quantité de produits toxiques dans les racines, mais également sur les parties aériennes. Ce qui empêche la plante de grandir correctement. Pour avoir un bon rendement, certaines agricultures utilisent d’éthéphon ou encore un glyphosate, alors que seuls une infime partie des nutriments sera retenue par les plantes. Le reste sera absorbé par le sol.

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