À l’heure actuelle où la nature se dégrade de plus en plus, l’utilisation des produits dits « bio » est impérative. De ce fait les entreprises de la vente à emporter ou ceux qui empaquettent leurs produits sont sollicitées d’utiliser des emballages biodégradables ou compostables.

La composition et les différences

La différence entre un emballage biodégradable et un emballage compostable est que ce dernier sera utilisé comme engrais à sa désintégration. Tout ce qui est compostable est de ce fait biodégradable, mais tout ce qui est biodégradable n’est pas forcément compostable.
Les déchets provenant des emballages plastiques sont statistiquement faibles par rapport aux déchets produits nationalement. Cependant les paquets usés en plastique sont très peu exploitables et sont nocifs pour l’environnement.
Les produits utilisés pour fabriquer les emballages à désintégration naturelle sont appelés les « biomatériaux » et ou les « bio-plastiques ». Selon certaines sources, on pourrait aussi faire des emballages compostables à partir des Organisme Génétiquement Modifié ou OGM.
Les biomatériaux : sont formés par les agromatériaux et les biopolymères
– Les agromatériaux sont formés de matières premières agricoles comme les amidons, les glutens, les oléagineux et les protéagineux donnant des mélanges de fibres naturelles.
– Les biopolymères sont des polymères renouvelables semblables aux constituants des plastiques, mais bio issus de plantes, d’algues, ou d’animaux. Ils sont regroupés en polysaccharides, en protéines et en lignine.
En gros les bioplastiques sont formés d’une part par des matériaux de ressources fossiles et d’autre part par des matériaux d’origine végétale.
Un emballage est qualifié de compostable après plusieurs tests effectués. Ces tests sont effectués sur un délai de 12 semaines et sont réalisés par comparaison avec un compost témoin. Les résultats attendus sont les suivants :
– les résidus doivent représenter 10% de la masse de départ du matériau testé.
– la taille des résidus doit être inférieure à 2 mm
– aucun effet négatif ne doit être observé sur le processus de compostage
– le résultat du compostage ne présente pas d’effets écotoxiques sur le compost
Ensuite, les emballages compostables sont encore mis en installation industrielle.

Les impacts environnementaux

Les impacts sur la nature seront liés à l’origine de la ressource. L’utilisation de végétaux et de céréales ouvre des questions sur la sécurité alimentaire, la déforestation, l’eau, mais aussi des OGM même si actuellement la production de ces emballages est faible.
– La sécurité alimentaire : même si cela peut former un cycle (l’apport d’engrais produit des aliments sains) la peur que la balance penche plus vers la pénurie alimentaire est évidente malgré la faible production des emballages compostables. La hausse du prix des produits alimentaires engendre aussi un coût onéreux à la production de bioplastiques.
– L’eau : selon le PNUD, beaucoup d’hommes n’ont pas encore accès à l’eau potable. Et malgré le fait que la majorité des pays ayant des conditions de stress hydrique pratique l’agriculture, l’eau sera en pénurie.
– Les OGM ou Organismes Génétiquement Modifiés : Certaines populations sont réticentes à l’utilisation des OGM selon leur l’éthique.
Cependant les débats sur les emballages compostables ne sont pas de très grande envergure et les impacts de leur fabrication doivent être remis en perspectives.

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